Les Éclipsées

Présentation

Plongez dans l’histoire méconnue du théâtre avec un seul-en-scène audacieux et plein d’humour !
Un·e comédien·ne invite le public à explorer le matrimoine théâtral de l’Ancien Régime, cet héritage de femmes dramaturges longtemps effacé. Chaque représentation prend la forme d’un épisode : elle commence comme une conférence ludique qui dévoile les coulisses oubliées du théâtre, puis se resserre sur une autrice, jusqu’à plonger dans l’une de ses œuvres. L’interprète, seul·e en scène, joue des extraits et fait revivre tous les personnages, redonnant voix et chair à ces écritures injustement éclipsées.
Plusieurs épisodes existent, chacun consacré à une œuvre différente : selon la représentation, le public découvre donc une nouvelle facette de ce matrimoine théâtral.
Entre anecdotes piquantes, humour et émotions, c’est un rendez-vous incontournable pour entendre à nouveau ces textes qui ont marqué l’histoire du théâtre. 

Plusieurs possibilités au choix

L’Amoureux extravagant

Petite comédie en un acte et en alexandrins qui vient croquer la vie des salons de l’époque.


Nous suivons Philon, un bourgeois ridicule, extravagamment amoureux de Cloris, qui est prêt à tout pour la séduire à son grand désespoir. Les valets Cliton et Dorinde profitent de son extravagance pour lui soutirer de l’argent et sauver Cloris.


On retrouve les ressorts comiques du Bourgeois Gentilhomme et des Précieuses ridicules de Molière dans cette œuvre mais celle-ci à été écrite plusieurs années avant.

Le Vieillard amoureux ou l’heureuse feinte

Farce en un acte et en octosyllabes qui rend hommage à la vie de quartier du Vieux-Lyon.


On suit l’histoire d’un vieillard détestable et avare qui empêche sa fille de se marier car il ne veut pas payer sa dot et compte bien se remarier. Le vieillard tombe donc éperdument amoureux, dès qu’il l’a rencontre, de la belle Aminte qui n’est autre que l’amant de sa fille Cléandre, qui s’est travestie pour pouvoir la voir sans attirer l’attention…


Cette farce repose sur un comique corporel et situationnel très inspiré de la Commedia dell’arte, qui ne manque pas de nous rappeler Les Fourberies de Scapin de Molière même si là encore la pièce est écrite bien avant.

La Supercherie réciproque (prochainement)

Comédie en un acte et en prose, La Supercherie réciproque aborde la question de la liberté et de l’émancipation féminine à travers une intrigue pleine de quiproquos.


Adoptée dès son plus jeune âge par le Comte d’Orbac, Rosalie, roturière orpheline, aspire à l’élévation sociale. Diapason, maître à chanter de profession, enseigne la musique à Rosalie. Afin de se séduire, ils vont s’inventer un rang qu’aucun d’eux ne possède. Ils voient dans leur rencontre l’opportunité de sortir de leur statut de roturier.


Françoise-Albine Benoist glisse ici un propos audacieux sur le désir d’émancipation des femmes et les illusions de la hiérarchie sociale. Fine observatrice de son époque, elle déjoue la censure en habillant son féminisme d’ironie et d’esprit.

Laodamie, Reine d’Épire (prochainement)

Tragédie en alexandrins, Laodamie, Reine d’Épire est la première tragédie écrite par une femme à être jouée à la Comédie-Française — un événement inédit à la fin du XVIIᵉ siècle.


Deux sœurs au pouvoir, Laodamie et Nérée, tombent amoureuses du même homme : Gélon, un prince exilé accueilli à leur cour. Tandis que Nérée suit son cœur, Laodamie, reine légitime, tente de concilier amour et raison d’État. Mais le peuple, refusant d’être gouverné par une femme, réclame un roi.


Catherine Bernard renverse les codes du théâtre classique : ici, les femmes gouvernent avec intelligence et loyauté, tandis que les hommes sont prisonniers de leurs passions. Laodamie explore la tension entre pouvoir et désir, entre sororité et politique, offrant un portrait rare et puissant de reines lucides face au patriarcat.